Archives mensuelles : décembre 2011

Le mot de la fin

« 2011, une année Twittérique »

Personne n’ignore que nous sommes aujourd’hui le dernier jour de l’année 2011. Une bonne occasion de réfléchir à ce qu’on a accompli tout au long de l’année, si on a tenu nos résolutions, si on a eu bonheur, santé et argent comme on nous l’avait souhaité à minuit l’année d’avant. Une bonne occasion de faire le bilan sur les rencontres qu’on a faites, les projets qu’on a menés, les surprises, les déceptions…

Pour moi, 2011 a été une année placée sous le signe du partage. Tout a commencé le jeudi 24 mars 2011 à 9h11, date officielle de mon arrivée sur Twitter. Mes premiers gazouillis. Encore à l’époque j’ignorais que ça allait changer mon année.

Parallèlement, le 9 avril, une professeure de français faisant partie du comité de rédaction des Cahiers Pédagogiques m’a demandé si je pouvais écrire un petit quelque chose pour sa rubrique. C’était la première fois de ma vie qu’on me faisait une proposition pareille. Je n’avais jamais écrit un « vrai » texte pour les autres. J’ai pris beaucoup de plaisir à le faire.

Après avoir utilisé Twitter pour l’école pendant plusieurs mois, j’ai commencé à m’en servir plus personnellement dès le premier jour des vacances d’été. Ça faisait plusieurs semaines que j’attendais ce moment parce que je m’étais rendue compte entre temps de la chance que nous avions de pouvoir tweeter. Tout est allé très vite après cela.

Le 19 juin 2011, mon blog est né. Je n’avais aucune idée de comment j’allais tenir sur la durée, j’étais persuadée que j’allais abandonner le wordpress avant la fin des vacances. Je me croyais incapable d’écrire régulièrement. Et encore moins capable de le faire pour d’autres gens que moi ! Mais ma prof de français, en nous faisant utiliser Twitter, m’avait donné envie d’essayer. Publier est devenu un exercice très stimulant.

Ce n’est pas tout ce que Twitter m’a apporté cette année. Le réseau social m’a permis de faire de belles rencontres virtuelles et a même contribué à la naissance d’amitiés avec des personnes que je connaissais déjà IRL (In Real Life : dans la « vraie » vie). J’ai tweeté avec des adultes, des enfants, des ados. J’ai tweeté avec des journalistes, des profs, des élèves, des médecins, des bloggeurs, des artistes. Twitter, pas seulement un partage d’idées : un partage humain aussi.

J’espère que l’année 2012 sera tout aussi riche. Car même si j’ai vécu des moments difficiles en 2011 comme ça m’est rarement arrivé, j’ai également vécu des moments magnifiques en 2011 comme ça m’est rarement arrivé et qui pèsent bien plus lourd dans la balance.

Ainsi, pour la dernière fois de l’année et parce que c’est un peu l’heure du bilan, je voudrais vous remercier pour tout ce qu’on a partagé. Merci à vous qui m’avez donné la chance d’être lue. Merci à mes amis pour tous les bons moments que nous avons partagés ensemble. Merci papa, merci maman de m’avoir supporté toute l’année alors que je n’ai cessé de vous parler de tout ce qui m’arrive. Et enfin, un immense merci @drmlj car vous avez indéniablement chamboulé mon année 2011 et sûrement une bonne partie du reste de mon existence.

Meilleurs vœux et bonne année 2012 !

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Alan Levy

Mon grand-père, relativement célèbre à Prague et à New-York, a sa biographie sur Wikipédia. Je ne l’aime pas, cet article. Ça fait très « récitation de dates » je trouve. J’aimerais bien raconter avec mes mots à moi ce que je sais de son histoire pas tout à fait ordinaire.

Mon grand-père, Alan Levy, est né en 1932. Il était journaliste et écrivain. Il s’intéressait beaucoup aux autres, la plupart (si ce n’est la totalité) de ses livres étaient des biographies. Son plus grand succès parlait de Wiesenthal. Il a créé, dans The Prague Post je crois, une catégorie dans laquelle il racontait régulièrement, de façon brève, la vie de quelqu’un (peut-être un peu comme je suis en train de faire dans ce billet).

Il vivait aux Etats-Unis puis s’est installé avec sa famille à Prague en Tchécoslovaquie, dans les années 60-70. A cette même période, il y a eu l’invasion soviétique. Mon grand-père était le seul journaliste américain accrédité sur place alors il a décidé de couvrir l’événement. Ainsi, il a commencé à écrire un livre sur l’invasion et sur la volonté des soviétiques d’étouffer la liberté d’expression de la population. C’est sa mère qui s’occupait d’envoyer le manuscrit à l’éditeur ; ce dernier était à New-York. Malheureusement les soviets au pouvoir s’en sont aperçus et ont dissimulé des micros dans l’appartement de ma famille afin de l’espionner. Ils ont fini par saisir des pages du manuscrit à l’aéroport. Avec ces quelques pages, ils ont procédé à un épluchage de termes et de phrases qu’ils n’autorisaient pas. Le verdict est tombé : mon grand-père était condamné à 5615 années d’emprisonnement ou à quitter le pays sous les 48 heures. Il a « choisi » la deuxième option et la famille s’est installée en Autriche. Mon grand-père n’avait qu’une envie : retourner vivre à Prague. C’était malheureusement impossible. Par chance, après la révolution contre les soviétiques 20 ans plus tard, dans les années 90, il a retrouvé cette ville qu’il aimait tant.

Le vendredi 2 avril 2004, c’est là qu’il y est décédé d’un cancer foudroyant du foie.

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Par le plus grand des hasards, Václav Havel, que mon grand-père avait rencontré pour l’interviewer, est décédé le jour de la publication de ce billet. http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A1clav_Havel



« Il y a deux avantages à posséder quelques connaissances : on juge moins et on juge mieux »

Tu n’aimes pas les arabes, ce sont tous des voleurs.

Tu n’aimes pas les noirs, car tu n’aimes pas la polygamie.

Tu n’aimes pas les prêtres, la majorité d’entre eux sont pédophiles.

Tu n’aimes pas les américains, capitalistes de père en fils.

Tu n’aimes pas les juifs, parce qu’ils aiment trop l’argent.

Tu n’aimes pas les jeunes de banlieue, tu as peur qu’ils mettent le feu à ta voiture.

Tu n’aimes pas les musulmans, car qui aime les terroristes ?

Tu n’aimes pas les blondes, elles sont vraiment connes.

Tu n’aimes pas les rappeurs, ils sont toujours grossiers.

Tu n’aimes pas les corses, tous des mafieux.

Tu n’aimes pas non plus les italiens, ces machos !

Tu n’aimes pas les intellos, ils ne savent pas s’amuser*

Moi, je n’aime pas les préjugés, ils ne sont pas fondés, ce sont tout simplement des cases dans lesquelles on met les gens. Ce sont des excuses que l’on donne pour justifier sa peur de ce et ceux que l’on ne connaît pas. « Il y a deux avantages à posséder quelques connaissances : on juge moins et on juge mieux »

*cette dernière est de @RiFahem