Il faut se tenir à carreau quand on parle de rayures

Il y a de cela plusieurs mois, la Ô combien réputée Séverine – qui officie, je vous le rappelle, en qualité de Muse officielle du blog – m’a imposé un nouveau sujet : les rayures (ouai nan mais avec elle faut pas toujours essayer de comprendre). J’ai fait beaucoup de recherches au sujet des rayures. Je n’ai a priori pas grand-chose à dire là-dessus. Si encore elle m’avait demandé d’écrire un billet sur les carreaux… L’autre jour, j’ai compté que nous étions 3 filles, dans notre classe, avec des chemises à carreaux quasi-identiques. Bien entendu, ce détail se portant sur les carreaux, il n’a aucunement sa place dans un billet sur les rayures.

Les rayures…. Que m’évoque ce sujet ? A part les zèbres, les codes-barres et les pyjamas des prisonniers, je ne vois pas. Je pourrais tenter de trouver le fond de la question suivante : est-ce une coïncidence si les rayures sont présentes à la fois chez les zèbres, les codes-barres et les pyjamas de prisonniers ? Cela résulterait-il d’une conspiration visant les consommateurs illégaux de viande de zèbre ? N’existerait-il pas en fait une secte puissante des rayures qui contrôle le monde, une sorte de cercle illuminati qui a pris le pouvoir sur le monde animal – à travers le symbole du zèbre –, sur le système économique et la société de consommation – d’où le code-barres –, et même pris le pouvoir sur notre liberté, avec le symbole fort du pyjama de bagnard ? Les rayures sont sans aucun doute les fondations de notre monde.

En mode, il existe deux sortes de rayures : la rayure nautique, c’est-à-dire large et horizontale, et la rayure verticale. La première redevient tendance cette année et offre à la marinière une nouvelle jeunesse. La seconde, dont le père fondateur n’est autre que le renommé Obélix, est connue pour une vertu esthétique essentielle. En effet, la rayure verticale amincit la silhouette.

Le diktat de la rayure sévit partout. Le drapeau américain en compte 13. Le 13, qui plus est lorsqu’on l’associe à des rayures, est un nombre maléfique. Et ce n’est sûrement pas un hasard non plus si le drapeau breton est autant rayuré. La présence de rayures n’a jamais rien présagé de bon.

La question du zèbre, du code-barres et du prisonnier soulève un problème grave, auquel aucun expert n’a su apporter de réponse. Comment acheter un zèbre en étant certain que le vendeur n’a pas profité de la situation physique de sa marchandise pour falsifier son code-barres ? Comment éviter la méprise des gardiens qui laissent sortir par mégarde les prisonniers qui imitent le braiement du zèbre ? Cette dernière question en soulève d’ailleurs une autre plus fondamentale: comment ça s’appelle, le «braiement» du zèbre, en vrai ? Plus grave encore : pour accueillir un code-barres au bagne, quel pyjama choisir ? Il est compliqué de résoudre cette série d’interrogations. D’où la difficulté en conséquence d’écrire un billet sur le thème des rayures. C’est un sujet politiquement, stylistiquement, diplomatiquement, économiquement, braiement délicat.

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