Atelier d'écriture

Le jeu des hirondelles

Quand ils sont longs les beaux jours, que mon cœur est en maelström, que mon esprit est en sens interdit, quand l’aide du vent ne me suffit plus, je suis les hirondelles.

Elles vont où leur ventre les pousse, les hirondelles, entre les branches ou au bord de l’eau, là où leurs insectes préférés aiment à tourbillonner.

Les insectes ne pensent qu’à danser leur ballet cadencé, sans penser aux hirondelles qui, elles, pensent à leur survie.

Elles ne s’envolent pas trop haut près du soleil, les hirondelles, elles ne cherchent pas à s’échapper du dédale de la faim. Il faut dire qu’elles n’ont pas le cœur en maelström, les hirondelles, elles n’ont pas l’esprit en sens interdit. Elles ont juste besoin de quelques insectes et un peu de l’aide du vent. Mourir, partir, revenir, voilà tout.

Quand ils sont longs les beaux jours, je suis les hirondelles. Ce sont elles qui font mon printemps.

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