Archives de Tag: musique

Playlist LGBT

Playlist collaborative : le thème LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans) dans la musique

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Vivre, c’est aussi plein de bonheur

à Dragibus

Je ne mange pas
C’est au-delà du corps
Que je refuse tout ça
Je vomis même la mort
Je ne mange pas
Je perds toutes mes forces
Mais je ne lâcherai pas
De mon corps je divorce
Je ne mange pas
Je suis bien trop tenace
Mais je ne sais pas
Quelle est vraiment ma place
Je ne mange pas
Regardez-moi je meurs
Car quand je ne mange pas
Tout le monde à peur
Je ne mange pas
Traitez-moi de connasse
Car je ne sais pas
Pourquoi demander grâce
Je ne mange pas
Ça me fout la nausée
De vous voir là
Je meurs si vous partez
Je ne mange pas
Je maigris vos sourires
Je ne mange pas
Je vous aime, c’est ça le pire

Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C’était l’hiver dans le fond de son coeur
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C’était l’hiver dans le fond de son coeur
Le vent n’a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l’temps qu’la rivière coule
Elle y pense dans la rue et dans la classe
En pleine solitude et en pleine foule
Elle y pense chaque fois que le train passe
Et puis sur chaque pont qu’elle traverse
Chaque fois qu’elle refoule ou qu’elle renverse
Une larme d’enfant et de détresse
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l’temps dans la voiture
Derrière ses parents qui la conduisent
À l’école, au marché ou à l’église
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l’temps à la maison
Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs
Ou la petite porte des flacons
Elle y pense chaque fois que le train siffle
Chaque fois qu’elle essaie d’aller moins mal
Chaque fois qu’elle avale ou qu’elle renifle
Une dose à grimper sur les étoiles
Elle y pense chaque fois que le train passe
Chaque fois qu’un regard tombe sur elle
Chaque fois qu’elle tombe sur le regard
Que le regard ne l’a pas trouvé belle
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l’temps qu’la rivière fuit
Elle voudrait s’envoler dans l’espace
Elle voudrait s’enfoncer dans l’oubli
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l’temps qu’l’océan danse
À marée haute comme à marée basse
Au début comme à la fin des vacances
Elle y pense et pourtant, elle se retient
Elle y pense et pourtant, loin en dedans
Chaque foutue fois que passe le train
Elle a pas envie de s’planter devant
Elle y pense chaque fois mais elle attend
À deux pas de ces rails qu’elle connaît bien
Elle y pense chaque fois mais elle attend
De trouver la façon d’y penser moins
Elle attend qu’on lui vide sa cargaison
Et que dans le courant d’un grand fou rire
En voyant s’éloigner l’dernier wagon
Elle oublie de penser qu’elle veut mourir

J’ai des cicatrices plein la peau, et quelques-unes dans mes souvenirs
Y’a des rescapés partout, j’suis qu’un exemple, ça va sans dire
Ça doit se sentir, faut pas se mentir, la vie c’est aussi la guérison
Après la foudre, prends-toi en main et redessine ton horizon
Je fais partie de ceux qui pensent qu’y a pas de barrière infranchissable
Il faut y croire un peu, y a bien des fleurs qui poussent dans le sable
Et c’est quand tu te bats qu’il y a de belles victoires que tu peux arracher
Comme se relever avec une moelle épinière en papier mâché
Je n’apprends rien à personne, tu es vivant tu sais ce que c’est.
Vivre c’est accepter la douleur, les échecs et les décès
Mais c’est aussi plein de bonheur, on va le trouver en insistant.
Et pour ça, faut du coeur et un mental de résistant.

———————————————-

Nicolas Fraissinet. Françis Cabrel. Lynda Lemay. Grand Corps Malade.


Mode aléatoire

Le hasard du mode aléatoire, le temps d’un Paris-Bordeaux, 55 chansons d’une playlist qui en comptait 1 507. (→ « Lire la suite »)

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Les Jeux Olympiques, c’est fantastique !

Voici donc l’intégralité de mes (live-)tweets olympiques. C’est à la demande de plusieurs personnes que j’ai entrepris la démarche de tous les répertorier (dans un ordre quasi-chronologique).

Pour une meilleure lecture du tableau :

– la première colonne indique la date du tweet ; la deuxième, l’heure à laquelle le tweet a été posté ; la troisième, le tweet en question.

– “RT” : “retweet” → action qui consiste en diffuser auprès de ses propres abonnés le tweet de quelqu’un d’autre.

“LT” : “live-tweet” → action qui consiste en commenter un évènement EN DIRECT.

“#” : ce qu’on appelle un “hashtag” → mot-clé.

“@” : ce qu’on appelle une “mention” → lorsqu’on souhaite s’adresser à un twittos, on tape ‘@’ suivi de son pseudo.

– les lignes jaunes correspondent à des messages concernant les Jeux Olympiques, qui m’ont été envoyés et/ou que j’ai souhaité repartagés avec mes abonnés ; couleur utilisée pendant toute la durée des JO.

– les lignes grises correspondent aux tweets qui annoncent l’arrivée des pays sur la piste lors de la cérémonie d’ouverture ; couleur utilisée uniquement pendant la cérémonie d’ouverture des JO.

J’aimerais vraiment dire “merci”. Merci à ceux qui ont suivi mes live-tweets, à ceux qui les ont partagés avec leurs abonnés, à ceux qui ont réagi, à ceux qui m’ont apportée ou aidée à corriger des informations. Merci pour les compliments, les encouragements, les messages d’enthousiasme reçus pendant les deux semaines de la compétition. Merci pour les moments de fou rire, pour les moments d’émotion, pour les moments de complicité. Une belle preuve que les réseaux sociaux permettent aussi des partages enrichissants entre individus de tous âges, tous sexes, tous horizons…

→ Les Jeux Olympiques en 3000 tweets ←


Ô, belle Aube L !

Le soleil est à son comble, l’ambiance est estivale. Les vêtements se font plus légers et les lunettes de soleil plus nombreuses. Le pont surplombe la Seine. On a envie de flâner le long des barrières déguisées de cadenas – ces cadenas que viennent accrocher des couples et qui commémorent leur rencontre. Nous sommes mardi après-midi, je me trouve sur le Pont des Arts, à Paris.

Aube L, c’est son nom (rien à voir avec la chanteuse Agnes Obel). Aube L n’est pas seule sur son bout de pont, elle est venue accompagnée d’un mini-clavier, d’une pédale sampler et d’un micro. A ses pieds, une caisse où sont exposés ses albums à vendre. 10€ le premier, 13€ le deuxième, et 20€ si on achète les deux. Par curiosité je m’arrête.

Elle se présente rapidement, nous parle de son projet d’album qui nécessite des financements qu’elle n’a pas encore, puis se met à chanter. Très vite, son timbre de voix me fait m’asseoir, face à elle le long de la rambarde, pour l’écouter. La première chanson me scotche à mes cadenas. Sa musique me plaît énormément : à la fois douce et violente, fraîche et bouillonnante, apaisante et troublante.

J’ai l’air débile avec ma bouche à moitié ouverte. Mais je suis transportée par ce que livre Aube L. Je frissonne quand elle monte dans les aigus, je plane quand elle est dans les graves (je crois que mon fournisseur peut craindre une retraite précoce).

Le coup de foudre est indéniable. Alors entre deux chansons, je prends mon courage à deux mains et… « Will you marry me, Aube ? ». Elle me répond en souriant que son cœur est déjà pris.

Après la troisième chanson qu’elle interprète, je suis convaincue. Je m’approche de la caisse, lui tend un billet de 20€ et repart avec les deux CD.

J’aime écouter ou regarder des artistes dans la rue, mais c’est la première fois que j’éprouve un tel enthousiasme pour l’un d’eux. Ça tombe bien puisque le blog est placé sous le signe de la musique pendant toute la durée des vacances scolaires et que c’est donc, aujourd’hui plus que jamais, le moment de parler de ces perles que l’on découvre et que l’on a envie de faire découvrir.


I ♥ music. Music is life. Life is music.

La musique m’est indispensable ! Pour moi, la Fête de la Musique c’est tous les jours. Été comme hiver. J’aime tellement cet art que j’aurais pu y consacrer entièrement un blog. J’adore en parler, et j’adore partager mes découvertes musicales. J’ai du mal à expliquer pourquoi telle ou telle chanson me fait tel ou tel effet. Elle est souvent associée à quelque chose de personnel (un ressenti, un souvenir…), voire intime.

Pendant les deux mois de vacances que je vais avoir, à compter du 21 juin, je vais consacrer l’intégralité de mes billets à la musique. Que ce soit dans la forme (poésie, par exemple) comme dans le contenu (parler d’un titre qui me plaît, par exemple), le wordpress va se transformer en une boîte de nuit très particulière. Cet été plus que jamais, mon but sera de mettre le partage à l’honneur, grâce à la musique.

Je vous invite à faire partie de mon voyage musical. J’ai l’ambition de vous emmener sur des planètes que vous ne connaissez pas forcément et de vous faire traverser les décennies. Un voyage atemporel et intersidéral à la découverte de nouveaux univers. Décollage musical immédiat : 3, 2, 1,…

En guise d’ouverture, quoi de mieux qu’une chanson qui parle de musique ? J’ai choisi ce titre pour des raisons très particulières et très personnelles. Ma mère, américaine, m’a « initiée » très jeune aux comédies musicales américaines ; The Sound of Music est l’une de celles qui a le plus marqué mon enfance. Le choix de cet extrait-là, « Do Re Mi », n’est pas le fruit du hasard. Dans ce passage Maria, gouvernante chez les Von Trapp, essaie d’expliquer (en vulgarisant et simplifiant, bien sûr !) la musique aux sept enfants de la famille.


Papa si mal

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous un texte pas si connu – de Grand Corps Malade – que j’adore ! A tous les friands de calembours et de jeux de mots : ce texte est un vrai régal. Lire la suite